Chut… ça coule !
Notre escapade verdoyante aux chutes de Routsouna
À force de vivre à Naxos, on pourrait croire que notre quotidien se résume aux plages de sable fin, à la Portara et à siroter des cafés en terrasse. C’est bien mal nous connaître !
Parfois l’appel de la montagne et des petits sentiers est trop fort. Aujourd’hui, on file loin de l’agitation côtière, direction le nord de l’île, tout près du charmant village perché de Komiaki, pour dénicher un petit secret bien gardé : la cascade de Routsouna.
Oui, vous avez bien lu, une cascade dans les Cyclades ! Sortez les chaussures de marche, on quitte le niveau de la mer.
Un départ haut en couleur (et en montées !)
Pour commencer notre périple, nous mettons le cap sur la région de Komiaki. Autant vous dire que pour y arriver, la voiture grimpe, tourne, et je roule sagement à vitesse « petit v » pour nous laisser le temps d’admirer le paysage. Une fois là-haut, l’air change, il est plus frais, et les genêts en fleurs embaument l’atmosphère d’une délicieuse odeur florale.


Le sentier officiel pour la cascade démarre un tout petit peu plus bas, depuis le village de Keramoti, juste à côté de son vieux pont en pierre. Un panneau bien visible indique « Routsouna 3 km ». Pour une fois que les chemins de randonnée de l’île sont parfaitement balisés, on ne va pas bouder notre plaisir !



La balade commence fort : il faut d’abord descendre un bon petit paquet de marches en pierre (79 très précisément, mais qui s’en souvient au retour ?), pour s’enfoncer doucement dans la vallée. Le décor change du tout au tout. Fini le paysage aride et pelé des Cyclades, nous voilà entourés de platanes majestueux et d’une végétation presque luxuriante nourrie par les sources des monts Fanari et Koronos.




Sur le chemin, nous croisons les véritables maîtres des lieux : des chèvres ! Beaucoup de chèvres. Elles nous regardent d’un œil distrait, habituées à voir passer des marcheurs du dimanche (ou du milieu de matinée, disons, puisque nous ne sommes pas partis aux aurores !). Le sentier est agréable, globalement facile, même s’il faut ouvrir l’œil où l’on pose les pieds à cause des cailloux et… des petits cadeaux laissés par nos copines les bêtes.




L’oasis cachée de Routsouna
Après environ 45 – 60 minutes de marche tranquille, le bruit de l’eau commence à se faire entendre. La descente finale vers le lit de la rivière demande un tout petit peu d’agilité (attention aux genoux et à la glissade !), mais la récompense vaut largement le détour.






Devant nous se dresse la cascade de Routsouna, une belle chute de près de 20 mètres de haut encadrée de roches massives et de grands arbres. Bon, soyons honnêtes : il faut y aller avant l’été, car à cette période, le grand spectacle rugissant du printemps fait plutôt place à un joli petit filet d’eau. Mais le lieu n’en reste pas moins magique. C’est une véritable oasis de fraîcheur, très ombragée, où s’est formé un petit lac naturel d’eau translucide.



A l’ombre d’un platane, une table nous invite à poser notre pique-nique et profiter de ces instants de repos. Avant d’entreprendre le retour et ces fameuses 79 marches à la montée. Hé oui, vous vous en souviendrez …





