À la recherche de l’icône perdue : notre folle virée à Argokiliotissa

À la recherche de l’icône perdue : notre folle virée à Argokiliotissa

9 juillet 2026 Non Par Stephane

Une fois n’est pas coutume, nous fuyons les plages pour partir à la montagne. Pour couronner le tout, le soleil a décidé de jouer à cache-cache. Qu’importe ! Là-haut, la vue est absolument superbe sur Donoussa, Amorgos et les petits îlots de Makares. Nous filons en direction de Stavros Keramoti – ce qui signifie littéralement « la Croix de Keramoti » – pour admirer le panorama.



Mais le véritable but de notre expédition aujourd’hui, c’est le complexe religieux d’Argokiliotissa. C’est le lieu du plus grand pèlerinage de Naxos, célébré chaque année le vendredi qui suit la Pâques orthodoxe. La légende raconte que vers 1835, une très ancienne icône sainte y a été retrouvée au fond d’une grotte. Elle aurait carrément été peinte par Saint Luc en personne ! On dit que le lieu dégage une énergie mystique. Nous partons donc vérifier cela en empruntant une « route » de montagne naxiote, rythmée par… la radio turque ! Eh oui, les côtes de la Turquie ne sont pas si loin à vol d’oiseau. On croirait presque deviner leur silhouette à l’horizon, à moins que ce ne soit une pure illusion d’optique causée par l’altitude.



À première vue, le site semble tellement désert qu’on se demande s’il est encore en activité. Pourtant, juste avant d’atteindre les églises, un coup d’œil au complexe « hôtelier » nous confirme que les pèlerins y passent bien la nuit. Comment vous dire ? Les chambres sont… rustiques. On est très, très loin du standing des suites de luxe avec piscine privée des Cyclades, mais le charme de la simplicité opère !



Si la grande église moderne semble taillée pour accueillir la moitié de la population de l’île, celle qui est reliée à la grotte ou a été découverte l’icône sainte est beaucoup plus intime. En découvrant l’étroitesse du passage menant à l’eau bénite, on remercie instantanément le ciel de ne pas avoir abusé des baklavas et autres pâtisseries grecques ces derniers jours !



À peine sortis, une dame nous fait de grands signes et entame joyeusement la conversation. C’est la gardienne du temple, chargée de veiller bénévolement sur l’église des Icônes. Nous traversons donc la place pour rejoindre la troisième église du site afin de la contempler.



Au final, l’endroit est d’un calme absolu et il s’y dégage un véritable sentiment d’apaisement. Est-ce dû au silence régnant, à la beauté du paysage, au soulagement d’avoir survécu à la route, ou à un petit miracle ? Le mystère reste entier… 😉