Rencontre avec un géant de 80 tonnes : escapade à Apollonas

Rencontre avec un géant de 80 tonnes : escapade à Apollonas

3 mai 2026 Non Par Stephane

On profite d’un ciel bleu indécent, juste avant le rush estival, pour filer vers Apollonas saluer son célèbre Kouros. Ça fait un bail qu’on n’est pas allés lui rendre visite… on voulait surtout vérifier s’il n’avait pas enfin décidé de se dégourdir les jambes !

On emprunte donc la charmante route du Nord, serpentant entre les hameaux avec une vue plongeante sur les plages sauvages de cette côte « sous le vent ».
Au détour d’un virage, Mykonos pointe le bout de son nez au loin, mais on ne se laisse pas distraire : aujourd’hui, on a rendez-vous avec un colosse.

Après une petite heure de route — d’accord, les pauses photos nous ralentissent un peu, mais c’est pour la bonne cause 😉 — nous voilà arrivés.



Après avoir été bien tassés en voiture, une petite mise en jambes s’impose. Quelques escaliers nous font de l’œil pour aller découvrir la « bête ».



Mais au fait, c’est quoi un Kouros ? Pour faire court et briller en société, c’est une statue grecque archaïque (VIIe-Ve s. av. J.-C.) représentant un jeune homme, souvent sculpté dans le marbre et un peu rigide (bras le long du corps, ambiance « garde-à-vous »). On en croise dans les grands musées comme à Athènes ou Delphes, mais en peut en trouver 3 in situ à Naxos.



Et là, force est de constater que le gaillard en impose : 10,7 mètres de long pour environ 80 tonnes. Une belle pièce ! Gisant dans son ancienne carrière, il représenterait le dieu Dionysos. Abandonné sur place à cause d’une fissure malvenue, il témoigne du savoir-faire incroyable des artisans naxiens de l’époque. Malgré les millénaires, les détails sont encore bluffants.



On laisse notre géant de pierre à sa sieste éternelle pour descendre vers le village d’Apollonas, encore bien endormi avant l’invasion touristique.




Pas de stress pour se garer, par contre, trouver une taverne ouverte relève du défi. Heureusement, un « client » local nous indique le chemin. Pari gagné : on savoure un café bien mérité dans le calme absolu du bord de mer.
Le bonheur, tout simplement !