L’ascension à Komiaki : le village le plus haut de Naxos
L’ascension à Komiaki : le village le plus haut de Naxos
Cette année, il semble que Naxos soit devenue une destination particulièrement à la mode.
Pour le vérifier, il suffit de siroter un frappé ou un espresso freddo à la terrasse d’un café bien placé 😉.
Cependant, les journées ne doivent pas se résumer à la fréquentation du café du village !
C’est pourquoi, un matin, nous nous sommes dit : « Et si on montait à Komiaki (aussi appelé Koronida) ?
🚗 Notre road-trip vers le nord : un bon exercice pour apprenti conducteur.
Pour atteindre Komiaki depuis la plaine de Naxos, une heure de voiture nous attend. Il suffit de suivre une route de montagne naxiote. Elle monte régulièrement à travers les lacets, offrant au passage de jolis panoramas et d’idées pour nos prochains arrêts. La chaussée est assez large pour rouler sereinement, même s’il faut rester vigilant lorsque l’on croise un camion au détour d’un virage serré.
⛰️ Bienvenue à Komiaki : du marbre, du vent et zéro influenceur



Dès notre arrivée, après avoir réussi un créneau en pente à 30 % dont je suis encore assez fier, nous avons tout de suite compris que nous changions de dimension.





Niché sur les flancs du mont Fanari, Komiaki culmine à plus de 600 mètres d’altitude. L’air y est frais, le vent souffle fort, et l’authenticité vous saute aux yeux. Ici, contrairement à la côte, pas de boutiques de souvenirs standardisées ni de touristes en robe blanche.


En revanche, on découvre un village joliment fleuri, où quelques chats vous accueillent sur la place de l’église. On y trouve également de petites terrasses de café très accueillantes.



Bref, tout cela est de bon augure pour la suite de notre visite !
🏺 La tombe mycénienne à tholos (et le miracle de l’entretien !)
Depuis le village, il y a une excursion historique à ne pas manquer : la fameuse tombe mycénienne à tholos de Komiaki (Chosti).
Pour tout vous avouer, nous y étions déjà allés il y a quelques années. À l’époque, c’était un peu l’aventure en mode « Indiana Jones du dimanche » : le sentier était quasi impraticable, la végétation avait repris ses droits et le site semblait totalement abandonné. Nous nous étions vraiment demandé si nous étions arrivés au bon endroit.
Cette année, en revanche, quelle surprise ! L’entretien a été fait et la tombe est parfaitement visible au bout du chemin.



Certes, on n’est pas du tout dans les mêmes dimensions que les tombes royales de Mycènes, mais retrouver un tel monument à Naxos reste exceptionnel. Il s’agit en fait de l’une des trois uniques tombes mycéniennes à tholos de toutes les Cyclades, les deux autres se trouvant à Tinos et Mykonos.



Dissimulé au milieu de la nature, ce vestige du XVe siècle avant J.-C. est une véritable rareté sur l’île. De plus, contre toute attente, le site est bien fléché (un petit miracle en soi !) Le sentier pour y accéder offre une pause nature absolue, loin de l’effervescence de la côte.
En somme, c’est une plongée dans l’histoire ancienne qui vaut le détour, ne serait-ce que pour le calme mystique du lieu.Enfin, cerise sur le gâteau : depuis le banc installé juste à côté du chemin, la vue sur la vallée est splendide. Rien que pour ce panorama et pour la fierté d’avoir déniché une tombe vieille de plus de 3 000 ans , l’escapade vaut largement le coup d’œil !
☕ Mission café : quand le village fait la sieste
Après avoir gravi les ruelles et marché jusqu’à la tombe, notre corps réclamait une trêve bien méritée. Nous nous sommes donc mis en quête d’un kafeneio pour savourer le rituel du café. Malheureusement, à 13 heures tapantes, Komiaki était en mode hibernation totale : absolument tous les établissements du village avaient portes closes.



Toutefois, pas question de se laisser abattre par le manque de caféine ! Nous avons donc repris la voiture pour aller nous « échouer » un peu plus loin, dans le village voisin, avant de redescendre tranquillement vers la plaine et retrouver notre pied-à-terre.


